TRAFIC DE DROGUE INTERNATIONAL : Le Bénin inscrit sur la liste rouge des Etats-Unis d’Amérique

Publié le par LA NOUVELLE MARCHE

Alors que le chef de l’Etat béninois Patrice Talon s’échine pour redorer le blason de son pays, celui-ci vient d’être inscrit sur la liste des pays placés sous surveillance particulière. Toute chose qui n’est pas de nature à arranger l’image du pays. En effet, selon Ecofin, rapportant une information du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, 12 pays africains dont le Bénin sont placés sous surveillance particulière du Narcotics Control Bureau. Il s’agit de l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Bénin, le Cap Vert, l’Egypte, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal et la Tanzanie.

A en croire le rapport, le Bénin est le second pays inscrit sur la liste. Et il est considéré comme un pays de transit pour la cocaïne en provenance des pays d’Amérique du Sud, l’héroïne pour ce qui est des pays de l’Asie du Sud-Est, ou encore l’amphétamine pour le grand voisin de l’Est, le Nigeria et les précurseurs chimiques en provenance de l’Inde. Le Bénin constitue une porte vers les marchés d’Europe de l’Ouest et d’Afrique du Sud.

Cette révélation tranche avec l’image d’un pays sûr et rassurant pour les affaires, que véhiculait le Bénin. Cette information ne fait que confirmer celle véhiculée dans l’opinion publique qui fait du Bénin, la plaque tournante du trafic de drogue. Pour l’heure, il est difficile de dire si la récente affaire de «18 Kg de cocaïne pure» retrouvés dans un conteneur en est pour quelque chose pour que le Bénin soit inscrit sur cette liste qui ne fait pas honneur. Dans tous les cas selon le Narcotics Bureau, un petit marché intérieur est  en plein essor dans le pays.

Cette information n’est pas de nature à avantager le Bénin surtout pour son image de marque quand on sait que le gouvernement avec à sa tête le président Patrice Talon mise sur le partenariat public-privé pour la mise en œuvre de son Programme d’action du gouvernement (Pag). Car il faut le dire, l’Etat béninois a besoin de mobiliser près de 10.000 milliards de francs Cfa pour l’atteinte des objectifs consignés dans le Pag. Et pour y parvenir, le pays doit présenter un attrait significatif pour faire venir des investisseurs.

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