BENIN/USA : LES CUBAINS RECLAMENT LA LIBERATION DE LEURS COMPATRIOTES

Publié le par lanouvellemarche

A travers une conférence de presse organisée par l’ambassadeur de Cuba au Bénin, son Excellence Oscar Coet Balckstock, le gouvernement de ce pays invite les Etats Unis d’Amérique qui détiennent depuis 13 ans, cinq de leurs compatriotes à les libérer. C’était le vendredi 23 septembre 2011 dans l’enceinte de l’ambassade du Cuba près le Bénin.


A en croire l’ambassadeur du Cuba près le Bénin, Oscar Coet Balckstock, les cinq Cubains étaient en fait en train de collecter des informations sur des réseaux de terroristes d’origine cubaine et basés en Floride, aux Etats Unis d’Amérique, réseaux qui tentent de dissuader de la reprise des activités économiques et surtout touristiques à Cuba en créant l’insécurité dans les établissements hôteliers et autres lieux fréquentés par les touristes.


Cela renforce tout naturellement le blocus économique imposé à Cuba depuis plus d’un demi-siècle.  Selon toujours ce diplomate, leur pays a décidé de mener une vaste campagne de sensibilisation afin de faire pression sur Barack Obama à les libérer. Ces cinq personnes qui sont devenues des héros au Cuba sont : Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez. Certains d’entre eux ont été condamnés à perpétuité.


Si on en croit les informations, pendant toutes ces années d'emprisonnement, le retard dans la remise de visas aux familles des 5 Cubains emprisonnés aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998, a fait que, dans la majorité des cas, ces familles n'ont pu les voir qu'une fois par an en moyenne même lorsque, dans leurs prisons respectives, le rythme habituel des visites était d'une fois par mois.


 Deux d'entre eux, Gerardo Hernandez et René Gonzalez, n'ont pu recevoir la visite de leur épouse, Adriana Perez et Olga Salanueva, auxquelles on a refusé systématiquement et de façon réitérée l'autorisation d'entrée en territoire des Etats Unis pour leur rendre visite. Résultat de ces refus : Adriana et Olga n'ont pu, depuis respectivement plus de 13 ans et de 11 ans, exercer le droit que donne la législation internationale, pour les visites des familles en prison. Le 7 octobre prochain, René Gonzalez finit son temps et commencent les 3 ans de liberté surveillée que réclame sa sentence. René a la citoyenneté nord-américaine et doit rester aux Etats-Unis. Son avocat a présenté une demande à caractère humanitaire pour qu'il retourne à Cuba. Le procureur s'y est déjà opposé, manque la décision de la juge.


Convaincus que la première démocratie de notre planète, les Etats-Unis, donnera une fois de plus un exemple de justice en rendant la liberté à ces Cubains qui ont déjà suffisamment payé depuis plus de dix ans de privation de liberté.


Eros NOUWOKPO

Publié dans le monde comme il va

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A.K 24/09/2011 17:50


Il est à espérer que les USA entendent raison